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Jeune sous toutes les coutures


Si un visage creusé et affaissé accuse l’outrage du temps en lui donnant un air dur, un corps enveloppé, voûté, paraît tout de suite plus âgé qu’un corps svelte et tonique.

 

Une silhouette rajeunie a plus d’impact anti-âge qu’un lifting, qui, sur un corps prématurément vieilli, ne donnera pas l’effet visuel escompté sur l’ensemble.

 

Avant de penser au lifting

Penchons-nous d’abord sur l’aspect du corps et de la silhouette générale, qui subit les premiers assauts du temps pendant la période transitoire de la pré-ménopause. Interrogeons-nous sur cette phase critique, pendant laquelle la plupart des femmes déplorent de grossir « d’un seul coup », sans pour autant avoir changé leurs habitudes alimentaires. Elles sont nombreuses aussi à évoquer un déplacement de leurs rondeurs, une migration des seins vers les hanches et le ventre par exemple.

 

Les modifications hormonales liées à cette période entraînent une baisse de la production d’oestrogènes. La masse musculaire se transforme alors en masse graisseuse, d’où l’impression de voir son corps s’alourdir en quelques mois. Entre 50 et 80 ans, en l’absence de toute activité physique, la femme perd 50 % de sa masse musculaire.

 

Ce qui se passe appartient donc au domaine physiopathologique et aucune restriction alimentaire, aucun régime draconien ne viendront inverser cette tendance fortement déplaisante. Les kilos disgracieux s’installent alors, autour de la taille, du bassin, des hanches, des cuisses. Des plis et des bourrelets s’empilent dans le bas du dos, formant des vagues inesthétiques.

 

Pour retrouver un corps jeune et harmonieux, il faut d’abord agir sur les formes puis sur le volume global du corps ; un corps jeune se caractérise par la tenue, la minceur et les courbes régulières du bassin. Il faut donc retrouver toutes ces caractéristiques.

 

Effet forme, Une chirurgie adaptée

Seule la lipoaspiration, encore appelée liposculpture, permet de modifier les formes d’un corps alourdi, aux courbes avachies, aux contours affaissés. Il s’agit ici d’un acte chirurgical, obtenu à l’aide d’une technique éprouvée et qui représente 30-35 % des opérations esthétiques demandées en France.

 

Sous anesthésie générale, ou sous péridurale, le chirurgien enlève l’excès de cellules graisseuses à des endroits strictement déterminés au moment de la consultation et qui varient d’une femme à l’autre : cuisse, hanches, ventre, dos, genoux. Il harmonise et remodèle la silhouette. Pour obtenir l’ « effet forme » désiré, il peut intervenir sur plusieurs zones en aspirant définitivement la graisse en profondeur, sans pour autant toucher à la graisse superficielle, car c’est elle qui confère à la peau son éclat et son élasticité. Dans certains cas, le plasticien peut être amené à compléter son remodelage par des injections de graisse dans certaines zones (cambrure du dos, contour du bassin par exemple), afin d’harmoniser la silhouette.

 

Effet volume, Changez vos habitudes

Dans les semaines qui suivent l’intervention chirurgicale, l’organisme, occupé à cicatriser, dépense plus d’énergie. Cette phase est le moment idéal, pour adopter une modification de ses habitudes alimentaires, voire un régime. L’effet physique lié à l’effet psychologique de l’opération permet d’accepter plus facilement de mettre son organisme à la diète.

 

Effet muscle, Bougez avec un coach

« Pour de bons résultats durables, l’idéal est d’associer la chirurgie à un coaching physique, qui permettra de compenser la perte de la masse musculaire et de tonifier le squelette. La prise en charge des patientes doit être globale et complémentaire (chirurgie, alimentation, musculation). C’est la clé du succès et d’une vraie victoire sur le temps. »

 

Pour améliorer une silhouette, parallèlement à la chirurgie esthétique, il faut donc lutter contre la sédentarité. Les chiffres le prouvent : une activité sportive pratiquée deux fois par semaine durant un an, permet d’augmenter la densité osseuse de 1 % tandis qu’une trop grande sédentarité en période de pré-ménopause la fait baisser 2,5 %. Le sport, en plus d’agir sur la masse musculaire, permet donc de lutter contre la fragilité osseuse. Pratiquer une activité sportive régulière permet, en mettant en pression les structures osseuses, de compenser la baisse de fixation du calcium sur les os.